YOLOCami

I smile. Always.

There is hope in my eyes and love in my heart.

I see through the pain, the bloodshed and the guerrilla of the past years to a brighter future. A future where people do not immediately associate me with drugs and warfare.

I welcome travellers from afar as they show me I am changing. That perception is changing. That I am a safer place, a better place. A place to raise a family without fearing for my children’s lives.

I am not unaware however, that there is still some way to go to make all of our streets safe. But I can’t move forward as quickly as I want because people across the world want what is produced here. As long as there is demand there is supply, whatever the cost. Basic economics.

If you see me as a drug user or a gun user, you are…

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Les élections présidentielles colombiennes

Aujourd’hui je me risque à aborder un thème important: les élections présidentielles colombiennes, qui viennent d’avoir eu lieu.

Début mai, puis 3 semaines plus tard, ont eu lieu les deux tours des élections présidentielles colombiennes.
Vous devez bien vous douter que les enjeux sont phénoménaux dans ce pays qui a beaucoup progressé ces dix dernières années mais qui a toujours du chemin à faire sur la voie du développement économique et social.
Je vais vous parler de suite des deux candidats qui se sont qualifiés pour le second tour. L’un est l’actuel président, Juan Manuel Santos, ancien protégé d’Uribe, l’ancien président. Uribe est un politicien issu d’un mouvement paramilitaire, et quand bien même il a réussi à redresser le pays, il est contesté pour ce lien avec le passé douloureux de la Colombie. Quand Santos a été élu, Uribe le soutenait mais ce n’est aujourd’hui plus le cas, et d’ailleurs ils s’envoient des insultes assez puériles via twitter entre autres. Pour vous les situer politiquement parlant, Uribe est extrêmement conservateur, et Santos un peu moins.
L’autre candidat de ces élections est Óscar Iván Zuluaga, le candidat d’Uribe. Uribe ayant déjà fait deux mandats, selon la constitution colombienne, il ne peut revenir au pouvoir, mais est donc toujours influent, notamment en envoyant ses « marionnettes » dans la course pour le pouvoir.

Maintenant, je ne suis pas experte en politique et n’ai pas non plus pris énormément de temps pour me pencher dessus je dois vous avouer, donc je ne prétends pas vous rédiger un article digne d’un journaliste, juste ma perception des choses ici et le thème qui était le plus discuté au coeur de cette élection.

Le principal débat entre ces deux présidents, dont les courants politiques ne sont pas si différents, était à propos de la Paix, avec les FARC essentiellement. Santos a, au cours de son précédent mandat, démarré les négociations de La Havane (Cuba) avec les FARC et sont (apparemment) déjà arrivé à conclure plusieurs sujets de débat.
Zuluaga avait déclaré que s’il était élu, dès la prise de fonctions, il suspendrait les négociations.

J’espère que vous comprenez que l’enjeu, si nous ne nous basons que sur celui-ci, est énorme.
Quand bien même les accords de La Havane ne sont pas considérés comme super sérieux, pour le moins ils sont symboliques, et montrent un désir de coopération de la part des deux acteurs. Mettre fin à ces négociations et annuler tous les accords trouvés jusqu’à ce jour peut laisser imaginer des répercussions terribles.

Zuluaga, juste après le premier tour, s’est allié avec une femme candidate de la gauche, et a (soit-disant) signé un document promettant de ne pas mettre fin aux négociations de La Havane. J’imagine que cela devait convaincre les derniers sceptiques qu’il allait en fait préserver la paix. Mais comment peux-t-on changer si radicalement de discours d’un jour à l’autre?

Zuluaga et Santos

Santos et Zuluaga

Une de mes questions était: comment cet homme peut-il avoir autant de succès? En effet il est sorti premier du premier tour! Il faut également savoir que la Colombie était à 60% d’abstention, soit pire que pour les européennes françaises, imaginez-vous.
L’explication de son succès est simple: il favorise les grands propriétaires terriens, étant issus d’une famille similaire, tout comme Uribe. J’ai également entendu que dans les petits villages colombiens, les groupes paramilitaires encore très présents faisaient pressions sur les habitants pour voter pour lui. J’ai été très surprise d’apprendre cela au début. J’ai tendance à avoir une perception très (trop) optimiste des choses la plupart du temps. Bref, Zuluaga, comme Uribe, est de mèche avec les paramilitaires, chose dont la Colombie doit absolument réussir à se défaire mais qui est encore trop présent.
Enfin, nombre de colombiens ont vu la situation du pays s’améliorer grâce à l’intervention militaire en Colombie: la sécurité est un thème toujours présent mais jamais je ne déconseillerai la Colombie pour cette raison par exemple. On peut voyager sans problème dans les 3/4 du pays, et notamment toutes les régions touristiques. Ainsi, certains colombiens pensent que le développement du pays et l’amélioration des choses doit passer par une présence militaire plus forte encore. Il faut savoir que les militaires sont profondément corrompus. Uribe et Zuluaga étaient la promesse d’un investissement massif des finances de l’état dans le militaire. OR, ce n’est pas ainsi qu’un pays se développe. Et aujourd’hui, la Colombie est arrivée à un point critique: si elle fait le mauvais choix, cela peut s’effondrer de nouveau. Ce dont la Colombie à besoin c’est d’investissement économique et social. Medellín a été élue la ville la plus innovante en 2012, et est en plein développement. Il faudrait commencer à donner les moyens aux entreprises colombiennes de se développer.
D’autre part, un des fléaux de la Colombie est la pauvreté. Quand bien même ils maintiennent une croissance à 4% depuis plusieurs années, il y a un fossé entre les riches et les pauvres. Le salaire minimum équivaut à environ 240 euros. IL est donc temps je pense d’investir dans le social, pour réparer l’actuelle rupture sociale du ce peuple.

Vous devez penser en lisant cet article que ce pays parait un peu en mauvaise posture! Détrompez-vous. Quand bien même les colombiens parlent eux-même en termes négatifs de l’économie de leur pays, ce sont des personnes extrêmement entrepreneuse: j’ai connu plusieurs étudiants à l’université qui avaient lancé leur propre entreprise: milkshakes ou cupcakes faits maison, en drive-through ou livrés, entreprise familiale… J’ai été impressionnée parce qu’en France, c’est rare de voir cela. Ils ont profondément envie de changer les choses. Parce qu’à côté d’une certaine honte pour leur pays, il y a un orgueil impressionnant. Aujourd’hui la France traverse une crise identitaire. Les jeunes diplômés s’en vont ailleurs. On ne sait plus ce que veut dire être français. On ne sait plus qui, des habitants français, souhaite réellement être français. La laïcité est en crise également, et tant le féminisme comme le racisme perdent de leur sens et leur définitions sont torturées à loisir par ceux que cela arrange.

Ce que je souhaite montrer ici c’est que l’avenir dépend des croyances de ses habitants. La Colombie en est l’exemple, quoiqu’on ne puisse rien conclure jusque là. Il vous suffirait d’entendre les cris que j’entend résonner depuis mon appart dans tout le quartier durant chacun des matchs de la Colombie au mondial. On me dit qu’en France c’est le silence.

Santos a été réélu, la Colombie est moins hors de danger que si cela avait été avec Zuluaga. Parce que ne vous méprenez pas, Santos est loin d’être parfait, mais au moins, c’est le « moins pire ».

J’espère que ce billet vous donne à réfléchir, et vous donne envie d’en apprendre plus sur ce pays fascinant et si différent qu’est la Colombie.

Bonne lecture!

Premières nouvelles

Le temps passe beaucoup trop vite… Déjà presque un mois que je suis arrivée en Colombie! Et j’ai un bon nombre de choses à vous raconter déjà.

Tout d’abord, j’ai fait des miennes, j’ai décidé d’annuler mon stage. Quand j’étais déjà en Colombie. Avec mon visa de stagiaire déjà fait au nom de l’entreprise. Très mauvaise situation.

Revenons tout d’abord sur mes motivations. Elles tiennent en peu de mots: le patron n’est pas quelqu’un de bien. Heureusement, je m’en suis rendue compte avant de démarrer le stage. Clotilde, une super amie de l’IESEG, était elle même dans ce stage depuis presque deux mois, n’en pouvait plus et m’a donc raconté toutes les catastrophes. C’en était comique franchement! Mais faut pas déconner, la vie est courte, les études aussi, je n’avais donc pas de temps à perdre.

Le majeur problème était que le visa étudiant stagiaire spécifie le nom de l’entreprise: il me faut donc le changer. Vous ne vous imaginez pas la complexité de la chose. Je vous passe les détails mais franchement c’est un enfer.

BREF

Parlons des nouvelles plus joyeuses et plus actuelles!

J’ai trouvé un second stage, mille fois mieux que le premier!
Il s’agit d’un cabinet d’architectes qui montent un espace de coworking (un genre de pépinière d’entreprises) pour des projets spécialisés dans l’écologie et le développement durable. Si vous me connaissez, vous savez que c’est juste tout ce que j’adore!!

Je serai donc chargée de sélectionner les projets qui seront hébergés, les soutenir, et à côté de cela, travailler sur une plateforme web de networking autour de ces mêmes thèmes d’écologie et de développement durable. Un linkedIn écolo, mais qui mettrait en contact les entreprises plutôt que les individus eux-même.

Je vais commencer lundi prochain, je suis super emballée!!

Je vais également ENFIN emménager dans mon appartement ce week-end normalement. Pire que les colombiens en terme de ne pas respecter les délais: les vénézuéliens! J’aurai mon appartement un mois après être arrivé en Colombie… Oui en effet, ce n’est pas trop tôt!!

Sinon que vous dire, le retour est génial, j’ai mon copain et mes amis sans arrêt avec moi, un vrai bonheur.
Je ré-apprends à me débrouiller avec les transports dans la ville, parce qu’il faut savoir que Bogotá est vraiment bizarrement foutue. Mais on s’y fait!

Ce week-end je m’échappe enfin de la pollution de Bogotá pour me rendre en Tierra Caliente, dans une ville nommée Flandes. Au programme, finca avec piscine, soleil, grosse fête pour l’anniversaire d’un copain. MOI AUSSI je vais profiter de « l’été »!!
Quoique apparemment vous avez pas mal de pluie a Paris non?

 

Les méandres des procédures de visa étudiant

Malgré le fait que ce soit la deuxième fois que je passe par là, la procédure de visa pour les étudiants n’est pas simple.
En effet, la procédure a changé entre mes deux séjours, et je vais donc vous donner ici les infos pour réaliser votre visa le plus sereinement possible.

Tout d’abord, trois documents sont demandés. Une prise en charge de vos parents, une preuve de solvabilité financière de la part de la banque où vous précisez bien le montant exact spécifié sur le site de la Cancillería où est expliquée la procédure de visa, et une lettre de votre école certifiant que le stage que vous effectuez est bien dans le cursus de vos études et que votre école le valide.

Chacun de ces documents doit suivre une procédure particulière, et un peu onéreuse malheureusement.

Pour le document fait par les parents, le signataire doit faire légaliser sa signature. Cela s’effectue dans votre mairie, avec pièce d’identité. Mais il faut absolument que ce soit la personne signataire qui le fasse.
Une fois effectuée la légalisation, vous devez faire apostiller ce document à la préfecture dont vous dépendez. Encore une fois gratuit et rapide, mais le service d’apostille n’est ouvert que 4h par jour, donc courage.

En ce qui concerne les documents de l’école et de la banque, vous devez tout d’abord faire établir une copie certifiée conforme, dans votre mairie. Gratuit et rapide, du moins en ce qui me concerne, j’imagine que ça l’est un peu moins dans les mairies des grandes villes.
Une fois muni(e) de vos copies certifiées conformes, il faut également faire apostiller ces copies.

Maintenant que vous êtes munis de ces documents, il vous faut un traducteur assermenté, et qui dépende de la même préfecture. Dans mon cas, dépendant de celle de Versailles, j’ai trouvé une traductrice au Chesnay. Détail important à savoir: indépendamment de la traduction, le traducteur DOIT faire légaliser sa signature. Normalement ils sont habitués et c’est compris dans le prix, mais certains ne sont pas honnêtes, soyez donc vigilants et posez la question avant.
C’est la partie onéreuse du visa: trois documents apostillés à traduire, vous pouvez en avoir entre 150 et 300€ selon les traducteurs.

Une fois cette étape passée, il ne vous reste plus qu’à faire apostiller les traductions, et vous êtes libérés! Enfin presque…

Comme indiqué sur le site de la Cancillería, la procédure se fait maintenant en ligne. Vous devez donc répondre à un certain nombre de questions, puis uploader les documents que vous aurez auparavant scannés. Il faut suivre un ordre précis qu’ils indiquent sur la page Web, prenez le temps de bien lire. Toutes les rubriques ne sont cependant pas utiles dans notre cas.

En plus des documents cité plus haut il vous faut une photo d’identité en 3×4, version numérique seulement. Je ne sais pas si le format importe tant que ça, mais pour ne pas éviter des soucis supplémentaires je suis allée juste à côté du consulat de la Colombie à Paris, avenue des Champs-Élysées, au fond d’une galerie dont j’ai oublié le nom pour le moment. Deux adorables vieux messieurs se sont occupés de moi, m’ont pris la photo dans le format désiré et m’en ont fourni une version numérique. Demandez-la car sinon ils ne donnent que les photos de papier.

Il vous faudra aussi une copie de votre convention de stage.

Une fois votre procédure en ligne complétée, précisez où vous demandez le visa (Paris dans mon cas), et comment vous souhaitez le payer. Pour ma part j’ai choisi sur place, c’est d’autant plus pratique si vous avez besoin de factures si votre entreprise prend en charge les frais de visa.

Par la suite il faut que vous envoyez un mail simple avec quelques données, encore une fois bien expliqué sur la page du visa. J’ai obtenu une réponse le surlendemain, pour un rendez-vous encore deux jours plus tard.

ATTENTION: sur le site, ils vous disent de faire la demande 2 à 3 semaines avant le départ. Prenez simplement en compte que s’il vous est difficile de venir au rdv rapidement, les documents que vous uploadez ne restent que 2 semaines. Rien de grave si vous dépassez ce délai mais cela risque de ralentir le processus une fois que vous serez au consulat pour obtenir votre visa. N’uploadez donc pas les documents trop longtemps avant votre demande de rdv.

Lors du RDV vous devez présenter absolument tous les documents que je viens de vous citer, originaux, traductions, apostilles, convention, etc.. Seule la photo n’est pas demandée.

Si tout va bien, en une heure vous aurez votre visa!

En ce qui me concerne je trouve ce nouveau système beaucoup plus efficace que l’ancien!

Courage à tous donc dans vos procédures et n’hésitez pas si vous avez des questions!

Bonjour!

Après quelques tentatives qui ont lamentablement échoué pour maintenir ce blog en vie une première fois, je me lance à nouveau, en espérant que cet essai sera plus probant.
Je ne vais pas me présenter, il y a une page dédiée à cela (About) , et puis vous allez apprendre à me connaître via mes mots, si ce n’est pas déjà le cas dans la réalité.
Maintenant passons aux choses sérieuses. Je retourne en Colombie!! Moins d’un mois avant la date de départ, je suis super stressée par les procédures de visa, et à la fois bien trop emballée à l’idée d’y retourner.
En effet cela fait à peine 3 mois que je suis de retour en France, et cela fera 4 mois au total passés en France avant de revoir Bogotá.
Carte_COLOMBIE
Il faut savoir que je reviens donc d’un échange universitaire d’un semestre là-bas, et bien j’ai eu du mal à m’adapter au départ, on apprend vite comment vivre dans ce pays, et il devient même difficile de s’en passer.
Afin de vous montrer le plus possible mon expérience là-bas, mes voyages, mes surprises, je reviendrai sur quelques unes de mes expériences du semestre précédent, qui a démarré le 12 Juillet dernier. De cette façon, vous verrez la Colombie telle que je l’ai découverte, et vous comprendrez peut-être mieux alors la suite de mes aventures dans ce pays fascinant.
Je serai ravie de répondre à vos remarques et interrogations si vous en avez!
Au plaisir de vous lire donc!
colombie